MAUVAIS PAYEURS, DÉGRADATIONS : COMMENT SE PROTÉGER DES LOCATAIRES MALVEILLANTS ?

Bonnes pratiques
Malheureusement, propriétaire appliqué ne veut pas obligatoirement dire locataire honnête, et certains loueurs peuvent faire face à des déconvenues en récupérant leur bien. Voici comment vous protéger d’éventuels locataires mal intentionnés.

La location saisonnière, avant d’être une source de revenus supplémentaires, c’est une belle aventure qui peut donner lieu à de jolies rencontres et à de bonnes anecdotes à raconter.

Mais il arrive qu’une location tourne mal, et certains propriétaires peuvent faire face à divers déconvenues plus ou moins graves : vols, chèques en bois, dégradations au sein du bien…

Comme il vaut toujours mieux prévenir que guérir, voici quelques conseils pour vous aider à vous protéger de possibles locataires malveillants.

Les mauvais payeurs : le cauchemar de tout loueur

Pour louer votre bien, passer par les réseaux sociaux peut être séduisant, mais faites attention : vous n’avez aucune garantie que cet ami virtuel d’ami du cousin de votre ami d’enfance est une personne de confiance… Surtout si celle-ci vous a proposé de vous payer en chèque (qui s’avère être en bois) ou a oublié de vous faire le virement.

Néanmoins, sachez que vous avez tout de même des recours : consultez votre assurance foncière, la banque émettrice du chèque, et n’hésitez pas à porter plainte en cas de silence du locataire.

Munissez-vous de votre contrat de location préalablement signé et de tout ce que vous savez sur lui afin de porter plainte.

Le mieux pour éviter toute mésaventure, c’est de passer par des sites spécialisés dans la location saisonnière entre particuliers : dessus, vous pourrez voir le profil de certains de vos futurs locataires, ce qui est rassurant !

Certains sites comme SeLoger Vacances vous proposent d’activer le paiement en ligne. Dans ce cas, les vacanciers qui vous feront des demandes de réservations auront déjà donné une autorisation de prélèvement : en acceptant la réservation, vous êtes ainsi garanti de recevoir les fonds sur votre compte bancaire à l’arrivée du locataire.

N’oubliez surtout pas de faire signer un contrat à votre locataire, et de lui demander  des arrhes, un acompte ou un chèque de caution… Ce sera toujours ça de pris en cas de mésaventure !

Que faire en cas de dégradations dans son bien après une location saisonnière ?

Si en retrouvant votre bien vous constatez que vos locataires ont dégradé le bien, pas de panique, il existe des solutions.

S’il s’agit de petites dégradations qui peuvent être accidentelles, commencez par contacter la personne et tentez d’arranger les choses calmement. Ne l’accusez pas directement, au risque de voir la situation s’envenimer.

Votre ex-locataire ne veut rien entendre ? Les dommages sont clairement volontaires ? Faites en sorte d’aborder le sujet des dégradations dans différentes clauses du contrat de location au moment de sa rédaction, notamment :

– Le locataire sera-t-il sommé de vous prévenir en cas d’accident matériel, sans quoi le remboursement serait à sa charge ? Dans quels délais ?

– Serez-vous autorisé à utiliser une partie du dépôt de garantie en cas de réparations nécessaires suite à des dégradations

– Faites-vous des états des lieux d’entrée et de sortie ? Où notez-vous les états des objets et de l’intérieur du logement avant location ?

Ce contrat sera encore une fois votre meilleur allié dans ce genre d’affaire, et vous servira de support juridique en cas de pépin.

Si les dégradations sont très importantes, n’hésitez surtout pas à avoir recours à la justice, mais aussi à consulter les garanties de votre assurance foncière sur votre bien saisonnier (si vous en avez une).

Enfin, n’hésitez pas à réaliser un bref état des lieux de sortie et d’entrée, pour être sûr de ne pas être dans une situation de « votre parole contre celle du locataire » en cas de désaccord.

Que faire en cas de vol par le locataire au sein de ma location saisonnière ?

Même si cela est très rare, cela peut malheureusement arriver. Mais si vous faites face à cette situation, commencez par bien vérifier que ceux-ci étaient présents dans votre location au moment où le locataire y était.

Si la réponse est positive, essayez à nouveau de commencer par un règlement à l’amiable : n’accusez surtout pas l’ex-occupant directement ! Soyez stratège et faites semblant de simplement chercher l’objet en question, afin de le pousser à rendre son larcin, sans qu’aucune accusation ne fuse, pour ne pas le braquer.

Le problème est que certains peuvent encore une fois nier en bloc. Vous avez deux choix : laisser tomber si l’objet n’avait pas de valeur sentimentale ou pécuniaire, ou bien essayer de prouver le vol par votre hôte… Ce qui risque d’être compliqué si le bien n’était pas assuré contre le vol sans effraction, ou que vous n’avez pas de photo de celui-ci.

En effet, sans assurance et preuve de l’existence de l’objet dans votre bien, vous n’aurez pas de recours juridique pour constater le vol.

Pour éviter cela, dites-vous que prudence est mère de sûreté et évitez de mettre des objets ayant une trop grande valeur dans votre location saisonnière… Ou souscrivez une assurance efficace qui vous garantie contre les vols sans effraction, et prenez vos biens en photo ! Notez d’ailleurs que certaines assurances multirisques vous permettront d’assurer le matériel que vous mettrez à disposition de vos locataire, avec une estimation de sa valeur. Renseignez vous auprès de votre assureur !

 

EN RÉSUMÉ

N’oubliez pas de faire signer un contrat de location à votre hôte : il vous servira de support juridique en cas de problème.

Passez par des sites spécialisés pour entrer en contact avec des locataires potentiels plutôt que par les réseaux sociaux.

Privilégiez toujours le dialogue pour éviter tout quiproquo et conflit inutile avec votre ex-locataire.

Si les choses s’enveniment, n’hésitez pas à porter plainte ou à menacer de le faire.

Soyez plutôt trop prudent que pas assez !

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